Averti du drame de la route survenu mercredi près d'Yvetot, le directeur de cabinet du préfet de la Seine-Maritime, Jean-Christophe Bouvier, s'avoue accablé. « Noël et le jour de l'an doivent rester une fête », rappelle-t-il.
Traditionnellement meurtrier, le mois de décembre se termine mal. Pour les gendarmes, qui couvrent les zones rurales, « ce sera un des plus mauvais mois de l'année pour nous avec sept personnes tuées en peu de temps », déplore le lieutenant Patrice Lebrun, adjoint au commandant de l'Escadron départemental de sécurité routière (EDSR) de la Seine-Maritime.
Mardi 2 décembre, « un accident a coûté la vie à deux conductrices de 54 et 22 ans près de Notre-Dame-de-Bliquetuit. Les deux voitures se sont heurtées dans un violent face à face », alors que les conditions climatiques rendaient la conduite particulièrement difficile.
Quinze jours plus tard, en plein c½ur d'Yvetot, un couple de retraités a succombé à ses blessures après un accident avec un poids-lourd (lire ci-dessus). Vendredi dernier, un autre piéton est décédé : Marie-Josée Hautot, maire de Sainte-Geneviève-en-Bray, a été renversée par une voiture alors qu'elle traversait la route.
Le département de l'Eure n'est pas épargné non plus : à Verneuil-sur-Avre, mardi 16 décembre, la passagère d'une BMW série 7 est morte dans une collision : la voiture a percuté le pilier d'une maison.
Face à ce bilan, les gendarmes et les policiers de la route ont pris des mesures depuis une semaine déjà : une vaste opération de sensibilisation mais aussi de répression est menée dans les deux départements pour que cette période de fêtes ne soit pas gâchée par un nouveau drame de la circulation. « Des actions spécifiques de lutte contre l'alcool au volant seront également effectuées jusqu'au 1er janvier », soulignent les responsables. Chaque, l'alcool tue 40 à 50 personnes en France, entre Noël et le jour de l'An...





